Malory
Pyramide
[Couplet 1]
Elle m’a ouvert le cœur pris ce qu’il y avait à prendre
Maintenant je passe mes nuits en solitaire à l’attendre
Je gravis les montagnes, je traverse les océans
Pour un jour renaître au fond de ces yeux si grands
J’ai cherché son nom
À travers les silences un peu plus tous les jours
Depuis les bancs de l’école j’ai cherché son amour
Dans l’échancrure de mes os devant mon miroir
J’ai cherché son visage sur les pages de mon histoire
J’ai cherché son nom

[Couplet 2]
Jamais je n’oublierais, jamais je ne vis
Les mêmes valeurs que sur scène que celle dans la vraie vie
Seul quand tout s’arrête, quand les rideaux tombent
Seuls les applaudissements peuvent me faire sortir de l’ombre
Voir des enfants sourire, les porter sur mon dos
Faire danser la tristesse dans les chambres d’hôpitaux
Personne ne peut comprendre le poids sur mes épaules
De ne jamais décevoir toutes ces vies qui me frôlent
M’as-tu vraiment aimé ? M’ont-ils vraiment aimé ?
Veulent ils me voient a terre ou veulent-ils me voir régner ?
J’ai donné le meilleur, le meilleur de mon être
Est-ce la mort qui m’attend juste au bord de la fenêtre ?
Jamais je n’oublierais la moitié de qui je suis
Même si le monde s’écroule que les dieux m’ont repris
Dans mes cris sans écho plus personne ne répond
Je retourne à la poussière un adieu pour de bon

[Couplet 3]
Adieu monde amour, adieu pour toujours
Garde-moi dans tes larmes je ne reverrais plus le jour
J'donnerais toute ma force pour que tu tiennes le coup
Toi et moi c’est plus fort que tout
J’ai traversé les enfers traversé les ténèbres
Si personne ne m’attend à quoi bon être célèbre ?
Tremblement sur mes lèvres, j’étouffe sans toi
J’étouffe sans foi, j’ai tout fait pour mes rêves
Retrouve-moi dans le néant, retrouve-moi dans le vide
Retrouve-moi dans les étoiles, retrouve-moi dans l’oubli
J’ai traversé les époques, j’ai fait face a mes doutes
J’emporte avec moi ces visages croisé sur ma route
J’emporte tous ces sourires, autour il y a tout qui brûle
Ma dernière prière, mon dernier crépuscule
N’est pas les yeux liquide c’est le ciel qui décide
J’écris de mon tombeau au sommet de ma pyramide