Swift Guad
Sale Journée
[Couplet 1 : Paranoyan]
Encore une sale journée qui commence avec un découvert immense
L'enfer remonte à la surface quand je vois l'état de mes finances
Aux frontières de la démence et sur le fil du rasoir
Funambuliste à deux doigts de faire un buraliste ce soir
20.000 lieues sous la merde et ses grandes tentacules
Dans l'abus, dans ma bulle, je deviens triste même quand j'éjacule
J'ai le spleen et j'ai le stress qui m'étouffent et qui m'acculent
J'ai la mif' au cimetière, bah ouais faut que j'évacue
Ma routine assassine et ce foie que j'extermine quand la bouteille, je la tue
Fuck le pôle emploie, vas-y branche ta PS3 et puis merde, encore une sale journée qui se termine

[Couplet 2 : Swift Guad]
Encore une sale journée qui commence
Un réveil au son de la perceuse
Ma viande elle est nerveuse
T'façons j'm'en fais pas trop, j'ai la tête creuse
Courir après l'argent, après cette chose qu'on appelle buzz
Encore une journée de merde, le bruit du train c'est ma berceuse
Il est huit heures, j'me fais déjà bousculer dans les transports
Je cours, je suis en retard, cette vie est trop dure même en étant fort
Écoute la fanfare, ma banquière va trembler encore
Je n'ai pas la formule pour voir la de-mer se changer en or
La productivité, les gars sont pris de panique
J'arrive au taf sous les reproches d'un patron tyrannique
Trouve une passion, vis ta vie, tous les tafs sont si tragiques
Il est onze heures, c'est la petite pause avec mon spliff magique
Il est midi, j'ai juste le temps d'avaler ma junk food
Je sors mon MP3 : hip-hop, salsa et funk soul
Il faut que j'oublie, j'ai le blues alors ce soir je m'saoule
J'entends les collègues qui se racontent des histoires de boules
Merde, les gens comme les formats se convertissent
Dix-huit heures, j'arrive enfin à la fin de mon service
C'est la routine avec le dur labeur de l'exercice
Je passe des journées noires et je prie pour qu'elles s'éclaircissent
C'est triste, métro-boulot-dodo, c'est l'hystérie
Des cris, des rires, j'écris des rimes pour soigner cette épidémie
Et oui je délire, les villes dépriment, la malchance elle est libertine
Télé et crime, soulagé, une journée de merde qui se termine
[Couplet 3 : Tikaby]
Encore une sale journée qui commence
La grisaille et le temps perdu
La vermine et ses détritus
Le béton, ses vices et vertus
Mon train de vie est ridicule
Alors j'déraille et rate le coche
Encore un jour où je vois l'échec dans les yeux de mes proches
Encore dégoûté du décor, des débiles en désaccord
Depuis c'est la débandade, j'pète les plombs, j'me pète le crâne
J'me tient bien juste pour la forme, j'relèverai la tête qu'une fois
L'amertume a ses raisons que la raison ne connaît pas
Bouteille de peine, après du poids, j'ai mal au cœur, j'ai mal au foie
Le rat des villes perd ses repères, la bouche d'égout est trop étroite
Le soleil se couche et la lune reprend du service
Bref, encore une sale journée qui se termine