Oster Lapwass
Paraponera
[Refrain : Eddy]
Tu atteins ce stade où plus rien n’a d’importance
Et, le soir, tu t’demandes : "Ils sont partis où, les potes ?"
J’me souviens quand j’me disais qu’j’avais bien trop d’chance
Tout c’que j’imaginais parti dans le trou des chiottes

[Couplet 1 : Eddy]
C’t’année, j’suis dans l’flou, éloignez vos dents d’loup
C’t’année, j’suis dans l’rouge, Gaudino sur l’banc d’touche
Faut-il oser continuer au risque de les pendre tous ?
Quand il n’y a plus d’espoir, j'me cantonne à me rendre fou
Fiston, n’aies pas peur, tout est si marrant
Quand on s'perche la gueule ; t’atteins l’amour, deux jours après, t’as l’seum à mort
Amor amor à Bora Bora : pas pour l’instant
J’collabore avec ce passe-temps, attends que l'orage dort
Agoraphobe et grince dents, vingt ans qu’t’adores la dope
T’aurais pu être quinze ans content, tu vas t’mettre à dos
Le soleil de printemps, l’été n’est plus important
Les feuilles se mettent à tomber toutes les saisons, tu es perdu

[Refrain : Eddy]
Tu atteins ce stade où plus rien n’a d’importance
Et, le soir, tu t’demandes : "Ils sont partis où, les potes ?"
J’me souviens quand j’me disais qu’j’avais bien trop d’chance
Tout c’que j’imaginais parti dans le trou des chiottes
[Couplet 2 : Lucio Bukowski]
Spectre dans la veste, rêvant dans l’adverse
Observe un temps d’arrêt, piétinant dans la peste
Sceptre dans la raie, ils sont rois, je suis intact
Lassée, mon âme m'a déclaré : "Persona non grata"
Je suis bon qu’à faire des rimes tard
Fédérer les marges et ouvrir un Frédéric Dard
J’ai d’autres modèles que Montana
Taillade au cutter mes mauvais rêves #LucioFontana
Viser d’autres sphères, j’vous laisse vos manières et votre schler
Faut l’faire, je l’fais sans vos chèques et bosse cher
Tous biens intégrés comme Hanouna et Voltaire
J’reste seul dans un coin de c’que vous appelez "vos terres"
Terminaisons nerveuses affûtées sur des bouts d’réel
Où je surnage entre des gens qui ont des goûts d’TS
Merde, la vie : une vierge avec un boule de cool déesse
Les damnés cherchent d’autres damnés, ça crée des foules pérennes
C’que tu vomis est plus qu’une sale ivresse
Ta jeunesse mollardée au loin par tes glandes salivaires
Le reste, c’est l’ordre et les congés payés
La tise et la baise payante, la brise est désespérante
L’été approche autant qu’l’hiver vaincra
Incrustant des éclats de bouteille dans l’épiderme d’un crâne
Et chaque réveil est un éclair pur
Qui s’éteindra toutes les saisons, tu es perdu
[Refrain : Eddy]
Tu atteins ce stade où plus rien n’a d’importance
Et, le soir, tu t’demandes : "Ils sont partis où, les potes ?"
J’me souviens quand j’me disais qu’j’avais bien trop d’chance
Tout c’que j’imaginais parti dans le trou des chiottes