Claude François
Olivier
Viens ici, Olivier
Et dis-moi tout ce qui s'est passé
Assieds-toi, Olivier
Nous avons à parler, tu sais
Nous avons à parler

C'est vrai ce qu'on t'a dit
Oui, c'est vrai, mon petit
Nous ne t'avons pas eu
Mais vois-tu, nous t'avons choisi
Dans ton petit lit blanc
Parmi d'autres enfants
J'ai pleuré ce jour-là
Lorsque l'on t'a mis dans mes bras

Regarde-moi, Olivier
Même si le bon Dieu avait voulu
Que tu aies notre sang
Nous ne t'aurions pas aimé plus
Olivier, ne pleure plus

Grâce à toi la maison
Résonne de chansons
Nous vivons de tes rires
Et nous te regardons grandir
Il nous arrive aussi
De veiller bien des nuits
Lorsque tu es souffrant
Comme le font bien des parents
Réponds-moi, Olivier
N'as-tu pas l'impression d'être aimé ?
N'est-ce pas après tout
La seule chose qui doive compter ?
Réponds-moi, Olivier
Moi qui rêvais d'un fils
Qui plus tard réussisse
Petit, je suis certain
Que toi tu en prends le chemin
Imagine ma joie
Quand les gens quelquefois
En nous voyant ensemble
Disent que tu me ressembles

Va leur dire tout à l'heure
Que je suis ton père et puis dis-leur
Que nous sommes très heureux
Que beaucoup pourraient nous envier
Va leur dire, Olivier

Oui, que nous sommes très heureux
Que beaucoup pourraient nous envier
Va leur dire, Olivier